- Type d'événement
- Colloque
- Début
- 31 mai 2026
- Fin
- 31 mai 2026
- Modalité de présence
- En ligne

Date limite de l'appel à communications: 31 mai 2026
Date du colloque: Vendredi 23 octobre 2026
Différentes métaphores ont été utilisées pour représenter, décrire ou conceptualiser la mémoire et ses processus : de la tablette de cire recevant des impressions au livre, où les événements sont enregistrés et organisés sous forme narrative, ou encore à la toile d’images ; des lieux spatiaux ou des structures architecturales, tels les chambres, palais et théâtres, qui organisent et facilitent la récupération des souvenirs existants, aux profondeurs, parfois traumatiques, cachées dans notre inconscient, qui façonnent notre comportement sans que nous en prenions pleinement conscience. Des épisodes, des images ou des mots sont « gravés » dans la mémoire de tout individu, suggérant l’immuabilité, mais notre mémoire peut être « comme un tamis », incapable de retenir certaines informations. La mémoire a besoin d’aide (on parle d’« aide-mémoire ») mais elle nous aide à savoir qui nous sommes. Les monuments représentent et visent à préserver les mémoires collectives, affirmant les identités nationales, ethniques ou historiques, bien que ces mémoires puissent être contestées, comme nous le voyons lorsque des statues sont déboulonnées. Mnémosyne, mère des Muses, incarne le mythe du pouvoir générateur de l’art et de la littérature pour encoder et transmettre – transférer, porter à travers – l’identité culturelle. Mais l’amnésie est inextricablement liée à la mémoire, et le patrimoine reste un domaine controversé de préservation, de transformation, de déformation, d’oubli et d’effacement actif.
La métaphore implique une analogie, une comparaison indirecte : elle signale à la fois une connexion et la nécessité d'une interprétation pour saisir cette connexion. Elle porte, dans son étymologie (du grec metapherein) la notion de transfert, de voyage, de passage d'une frontière. Étymologiquement, elle trouve son équivalent dans le latin translatio, qui désigne le transport ou le transfert de mots et de significations d'une langue à l'autre. Les métaphores et les souvenirs impliquent tous deux la distance et le dépassement de ces distances, le mouvement et la connexion à travers les frontières, spatiales comme temporelles.
Pour ce colloque en ligne, organisé conjointement par l'Association Internationale de Littérature Comparée (AILC-ICLA) et le programme Mémoire du monde de l'UNESCO (MoW), nous sollicitons des contributions qui réfléchissent aux métaphores de la mémoire du point de vue des relations entre la littérature comparée (au sens large, incluant les approches interdisciplinaires) et le patrimoine, y compris pour les explorer. Les thèmes abordés peuvent inclure, sans s'y limiter :
- Les métaphores du patrimoine matériel et immatériel
- La mémoire comme patrimoine
- Les métaphores de la transmission culturelle
- La tradition comme métaphore, les métaphores de la tradition
- La traduction de la mémoire, la mémoire de la traduction
- Les métaphores de la mémoire, au-delà des frontières géographiques, culturelles et linguistiques
- Les métaphores visuelles comme forme de mémoire
- Les métaphores comme outils cognitifs culturels d'interprétation du patrimoine
Les propositions (en anglais) sont les bienvenues de la part de chercheurs à tout stade de leur carrière. Elles doivent inclure :
- un titre ;
- un résumé de 250 mots maximum ;
- 3 à 5 mots-clés ;
- une brève biographie (150 mots maximum).
Veuillez envoyer vos propositions avant le 31 mai 2026 à : [email protected] (merci d’indiquer dans l'objet de votre courriel « Metaphors of Memory, Comparative Literature and Heritage »).
Le colloque se déroulera en Anglais.
La participation est gratuite.
Une publication sera envisagée après le colloque.
Le colloque est organisé par Lucia Boldrini, Ipshita Chanda et Longxi Zhang.
Le colloque sera accueilli par le Centre de Littérature Comparée de Goldsmiths, Université de Londres.
La Série AILC-ICLA/Mémoire du monde est coordonnée conjointement par la Professeure Lucia Boldrini (Présidente honoraire de l'AILC-ICLA, et Directrice honoraire du Centre de Littérature Comparée de Goldsmiths, Université de Londres), la Professeure Ipshita Chanda (Présidente de l'AILC-ICLA, 2025-2028) et le Professeur Lothar Jordan (Président du Sous-comité MoW pour l'éducation et la recherche, SCEaR).
Plus d'informations sur la collaboration entre l'AILC et le programme Mémoire du monde.