- Type d'événement
- Atélier
- Début
- 1 juin 2026
- Fin
- 1 juin 2026
- Modalité de présence
- En ligne

Date limite de l'appel à communications: 1 juin 2026
Date de l'atelier: 3 août 2026 et jours suivants
Annonce et appel à communications
Le premier atelier du projet « Construire les archives patrimoniales de l’orature des langues sans écriture », qui fait partie de la collaboration entre l’AILC-ICLA et le Programme Mémoire du monde de l’UNESCO, vise à examiner le cadre théorique et éthique de cette recherche, à promouvoir des changements méthodologiques dans la recherche et la pédagogie favorisant l’inclusion et des pratiques éthiques, et à produire des outils pratiques susceptibles de soutenir les recherches futures.
Les plus de 1000 langues maternelles identifiées par le People’s Linguistic Survey of India (rapports publiés par Orient Blackswan) montrent l’ampleur du spectre des relations entre écriture et oralité selon diverses configurations à travers les différentes régions géographiques, et nous encouragent à consacrer ce premier atelier à des exemples provenant de l’Inde, tout en invitant des spécialistes de langues non écrites, dans d’autres régions du monde, à réagir et à commenter afin d’élargir et de nuancer nos perspectives.
L’atelier prendra en compte et examinera les paramètres théoriques du projet et poursuivra les objectifs suivants :
A) Changements méthodologiques et représentation éthique
1. Explorer des moyens de faciliter l’accès aux technologies et la capacité à utiliser les conditions contemporaines de complémentarité entre virtuel et réel afin de « neutraliser » les discriminations systémiques.
2. Élaborer des protocoles qui peuvent intégrer dans les pratiques pédagogiques, tant dans les modules d’enseignement que dans la formation à la recherche, une réflexion active sur :
i) l’éthique et l’économie de la documentation dans les situations orales et hybrides ;
ii) la relation du/de la chercheur·euse à la performativité de l’expression orale ;
iii) la relation du/de la chercheur·euse au texte et au médium dans la construction d’un document numérique ;
iv) la complémentarité collaborative de la documentation intermédiale.
B) Résultats concrets
3. Favoriser la mise en relation entre chercheur·euses et praticien·nes travaillant dans les domaines de la performance et des langues sans écriture, afin de faire émerger un modus operandi commun pour la création, l’évaluation et l’utilisation des ressources numériques, en tenant compte de la multiplicité et de la diversité des expériences.
4. Commencer à développer des ressources pouvant soutenir les travaux futurs des chercheur·euses dans ce domaine, notamment un document collaboratif / manuel numérique ; des articles individuels et/ou des essais audiovisuels / paysages sonores.
L’atelier se présente ainsi comme un laboratoire méthodologique visant à poser un cadre géoculturel et théorique pour la documentation et la préservation numérique des formes performatives dans les langues sans écriture.
Les présentations porteront sur les différentes manières de concevoir la composition orale, la transmission et la documentation dans les sociétés sans écriture. Elles mettront en lumière les bonnes pratiques (y compris les éventuelles améliorations à apporter aux pratiques actuelles) en matière de pédagogie, de conception de la recherche, d’enregistrement, de documentation et d’archivage.
L’atelier devrait se dérouler en 2 ou 3 sessions d’environ 3 heures chacune, sur des jours consécutifs, chaque session comprenant des présentations d’environ 30 minutes suivies de discussions. Les sessions incluront la diffusion d’extraits audiovisuels (provenant chacun de régions différentes) afin de réfléchir collectivement à la manière dont l’éthique, le cadrage et la virtualité se manifestent dans la pratique.
Des propositions sont sollicitées pour des interventions de 30 minutes comprenant des discussions sur la documentation audiovisuelle des formes performatives orales, qui devront également aborder les questions suivantes :
1. L’orientation intellectuelle et philosophique de la recherche sur l’oralité et la performance est-elle distincte de celle portant sur la documentation écrite ?
2. Comment ? (Méthodes et difficultés rencontrées lors de la collecte / documentation / conceptualisation « au-delà de l’écriture »)
3. L’« éthique » de la mémoire et de la (mauvaise) représentation : quelles questions éthiques vous inspirent les points 1 et 2, et comment les avez-vous traitées (ou envisagez-vous de les traiter) ?
Les propositions (500 mots maximum) doivent être soumises avant le 1 juin 2026 via le formulaire suivant : https://forms.gle/TroehuaXM7K9Jth2A. Elles devront répondre aux trois questions ci-dessus et inclure une description du matériel audiovisuel proposé. Elles devront également être accompagnées de 5 à 8 mots-clés, d’une courte biographie du/de la présentateur·ice (120 mots maximum) et d’une preuve du consentement des personnes dont les paroles, voix et performances ont été enregistrées.
Les contributions dans des langues sud-asiatiques autres que l’anglais sont possibles, à condition qu’elles s’accompagnent d’une (co-)présentation en anglais (comme langue véhiculaire), afin de garantir la possibilité de partager les idées.
Si votre proposition est acceptée, les ressources audiovisuelles correspondantes devront être soumises avant le 22 juin 2026. Il est impératif que les autorisations / consentements aient été obtenues pour que le matériel puisse être partagé avec les participants. Les propositions sans preuve de consentement ne seront pas acceptées.
L’atelier aura lieu durant la semaine du 3 août 2026 (le nombre exact de sessions sera confirmé après réception des propositions).
L’atelier est organisé par Ipshita Chanda, Suchetana Banerjee et Lucia Boldrini. Il sera accueilli par le Centre for Comparative Literature, Goldsmiths, Université de Londres.
Pour toute question, veuillez contacter le Dr. Suchetana Banerjee à l’adresse suivante : [email protected].
La Série AILC-ICLA/Mémoire du monde est coordonnée conjointement par la Professeure Lucia Boldrini (Présidente honoraire de l'AILC-ICLA, et Directrice honoraire du Centre de Littérature Comparée de Goldsmiths, Université de Londres), la Professeure Ipshita Chanda (Présidente de l'AILC-ICLA, 2025-2028) et le Professeur Lothar Jordan (Président du Sous-comité MoW pour l'éducation et la recherche, SCEaR).
Plus d'informations sur la collaboration entre l'AILC et le programme Mémoire du monde.